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À
genoux dans la neige, il tente encore une fois d'introduire
la clé dans la serrure depuis si longtemps
convoitée... et qui, de nouveau, et toujours, depuis
qu'il y rêve, se dérobe.
Il a perdu
son pantalon, descendu. Sa clé est là, il en
est sûr, il le sait, il la sent, mais il a quand
même la désagréable impression qu'elle
est tout à coup disparue. La serrure sombre oscille
et sa main tremblante tente de retenir le blanc chambranle
qui branle. Que se passe-t-il?
Il a
froid, il a chaud. Mais, la clé n'est plus là?
Elle qui était si présente, tout à
l'heure, dans la chaleur du taxi.
Il pose la
main sur la porte, tendrement, mais la porte, tantôt
chaude, est maintenant froide, comme la neige sur ses
genoux. Il a perdu sa clé, tout nu dans la neige, et
la porte qui ne s'ouvre pas, et le chambranle qui branle et
la serrure, tout à coup, qui, elle aussi, est
disparue, sans raison apparente.
Il est
couché. Il ronfle. Il dort.
Ou il
rêve?
Il est
couché. Sur le plancher froid. Mais il ne le sait
pas. Il entend tomber de la pluie. Un tourbillon. Un
déluge. Comme un torrent dans un gouffre. Comme un
corps dans un puits. Il pense à la pluie dans un
puits. Puis il sourit. Il entend un bruit de chasse d'eau,
un bruit de porte. Un léger grincement. Puis un long
craquement. Enfin, se dit-il. Mais, la porte ne s'ouvre
pas.
Une
présence soudaine près de lui. Il sent du
chaud. Près de lui. Sur lui. Sous lui. Il a froid aux
genoux. La porte ne s'ouvre pas. Il n'a plus sa clé.
Pourtant, tout à l'heure, dans la chaleur du
taxi...
Pourtant,
tout à l'heure, au 5 à 7. Vendredi.
Après la semaine de travail. Après la
prostitution. Quand tout est beau. Quand tout est facile.
Quand toutes les portes sont offertes. Quand toutes les
clés sont disponibles. Toutes les portes disponibles.
Toutes les clés offertes. Au vu et au su de tous. De
toutes les portes et de toutes les clés.
Mais, ce
soir, après le 5 à 7, ni porte ni clé
ne sont offertes ni disponibles. Et les genoux sont froids,
et la serrure tremble et la porte chaude s'envole
après s'être dérobée.
Les mains
se glacent. Et la clé est si petite. Ou perdue. Et la
serrure sombre n'oscille plus. La serrure sombre sombre. Et
il fait si chaud. Et l'eau qui coule. Un tourbillon. Un
déluge. Comme dans un gouffre. Comme dans un puits.
Et le plancher qui vient de craquer. Et cette chaleur
maintenant sur et sous son corps. Et sa clé perdue.
Et le froid sur ses genoux.
Les genoux
dans la neige. La porte devant lui, qui bouge. La serrure
dans l'oeil. La clé qui n'est plus là.
Il faut
faire un effort. Un petit effort. Pour réchauffer ses
genoux, pour retrouver sa clé, pour empêcher la
porte de bouger.
Pourtant,
ce soir. Au 5 à 7. Au Bar Barrab. Pourtant, ce soir,
tout était possible. Au Bar. Au bar du Bar. Au bord
d'un banc du bar du Bar. Tout était possible. Entre
les canapés et la Budweiser. Plaisir doublé.
Début du week-end. Avec les amis. Les amies. Au Bar
Barrab, tenu par Ali le Marocain, où l'on va
traîner son ennui. Où l'on se crée
l'illusion du bonheur, du plaisir doublé, du double
de rien. Entre les croustilles et la Budweiser. Mais, ce
soir, tout était possible. Tout est possible.
Dans la
mémoire qui vacille comme la porte blanche. Dans la
mémoire qui cherche à retrouver. Par bribes.
Par petits morceaux de passé récent. Dans la
mémoire qui chancelle comme la porte blanche, comme
la serrure sombre, comme la clé qui vient tout
à coup de disparaître. Dans la mémoire
qui cherche, il se souvient. En catimini. En sourdine.
À pas feutrés. Ou rêve-t-il?
Il est au
Bar? Devant la porte blanche et la serrure sombre, les
genoux dans le froid de la neige? Dans son lit? La
mémoire vacille. Où rêve-t-il?
La
mémoire titube. Il est au Bar. Au Bar Barrab.
Clé en poche. Clé au chaud. Bien assis devant
ses croustilles et sa bière blonde, musique aux
oreilles. Il est assis et il regarde. Il regarde et imagine.
Imagine la porte et la serrure, et la clé bien au
chaud dans sa poche. Imagine. Ose. Imagine oser ou ose
imaginer. Imagine imaginer ou ose oser.
Va-et-vient
autour de lui. Vont et viennent les habitués de la
maison, les chansonniers, les peintres, les poètes,
les sculpteurs, la musique, les conversations, les refontes
du monde, les graves questions existentielles, les propos
anodins, les banalités. Puis, les Rimbaud, les Jim
Morrison, les Carol King, les Pauline Julien, les belles
grandes panthères noires, les granolas de
l'époque du Peace and Love.
La
mémoire chancelle. Il est à genoux devant la
porte. La porte blanche. À genoux dans la neige. La
porte blanche se dérobe et la serrure sombre, en
tremblant, le fixe de son gros oeil sombre rempli de
mystère. Dans ses oreilles, des parcelles de
conversation. Ou d'aveux? Ou d'audace? A-t-il osé
oser? A-t-il imaginé imaginer? Est-ce
déjà la fin des vrais préludes? Ceux
qui doivent conduire à l'extase, après tant de
semaines de préparations, de stratégie et de
plans d'attaque échafaudés sur le coin de la
table de sa cuisine jaunie, entre le
réfrigérateur geignard et la fenêtre
sale qui donne sur la ruelle?
La
mémoire vacille. Il sent du chaud. Il est à
genoux. Tout nu. Et il a froid aux genoux. Pourtant, il est
au chaud, il sent du chaud. Dans sa chambre. Près de
sa cuisine jaunie où gisent, sur la table, quelques
canettes, comme des quilles abattues par la boule de ses
désillusions.
Mais, la
porte blanche s'est dérobée. Il en est
sûr. Pourtant, il a vu, tout à l'heure,
descendre le jeans bleu. La porte blanche était
là, il la voyait, là, devant ses yeux. Mais la
serrure sombre a disparu et il ne retrouve plus sa
clé, perdue entre le bord du bar et une table du Bar,
entre une bouchée et une lampée, entre
l'imagination et la pensée d'une première
audace, clé pourtant bien au chaud dans la poche et
qu'il tapote depuis qu'il sait qu'elle vient d'entrer dans
le Bar.
La
mémoire titube. La mémoire chancelle. Puis, la
mémoire passe du vague au néant. Tout à
coup, il ne se souvient plus. Ne se souviendra
peut-être plus jamais.
Il ne se
souviendra peut-être plus jamais qu'il est
entré au Bar Barrab, tenu par Ali le Marocain,
après tant de semaines de fantasmes, tant de jours
d'appréhension, tant de bières englouties
durant cet après-midi de vendredi de novembre,
où il avait pris congé de son employeur.
Il ne se
souviendra peut-être plus jamais de cette
journée de novembre où tout était
possible. De cette journée de novembre qui allait le
libérer enfin de l'engourdissement de la platitude de
sa vie. De cette journée de novembre qu'il avait
entourée sur le calendrier multicolore du mur de sa
cuisine jaunie.
Il
était entré au Bar. Pour le 5 à 7. Pour
le plaisir doublé. Pour les canapés et les
croustilles. Pour le demi-prix, le deux pour un. Pour ne
plus être seul. Pour elle. Pour cette femme à
la peau blanche. Pour se prouver qu'il était encore
capable. Capable de ne pas dépasser les bornes.
Capable de plaire. Capable de charmer. Capable d'aller
jusqu'au bout. Capable d'obtenir et de donner du plaisir
autre que celui d'une futile conversation de coin de rue ou
d'une banale blague au travail.
Il
était entré au Bar Barrab, comme il le faisait
deux fois la semaine, comme il entrait aussi
régulièrement dans d'autres bars. Il
s'était assis, silencieux comme d'habitude, avait
jeté un regard dans la salle et sur le plat de
croustilles, avait commandé une bière à
moitié prix, deux bières pour le prix d'une,
s'était installé. Et avait attendu. Attendu
qu'elle arrive. Qu'elle vienne faire son petit tour, sa
petite saucette, avant de s'en retourner aussi vivement
qu'elle était arrivée. Attendu qu'elle vienne
faire son petit tour avec son grand rire bleu, avec ses
fesses presque serrées dans son petit jeans bleu pas
tout à fait serré, avec ses belles fesses
qu'il imaginait toujours à travers le tissu,
posées délicatement sur le tabouret du Bar et
qu'il voyait presque déborder du banc, et qu'il
zieutait et regardait et buvait et mangeait et croquait...
et voyait encore et toujours, obsessivement.
Autour de
lui, Pierre, Jean, Jacques, des amis, des connaissances.
Autour de lui, le début de folie du vendredi soir,
après une dure semaine de labeur. Autour de lui,
derrière et devant, Adèle, Rolande, Denis,
Daniel, Fritz et François perdus dans les discussions
avec queue et tête ou sans queue ni tête qui
commençaient à dégeler. Autour de lui,
la bière, le cognac, les canapés et les
croustilles, la fumée des cigarettes, le petit voyage
des fumeux de pot vers la porte près du bar qui
donnait dans la ruelle du Bar, le cliquetis des verres et
des bouteilles, le fond sonore qui enveloppe tout,
Desjardins, Cabrel, Brassens, le mouvement, la vie, le
bonheur, les conversations. Mais sans sel. Sans celle qui
manquait, avec son grand rire bleu et son jeans bleu presque
serré sur ses fesses blanches qui, tout à
l'heure, dans quelques instants, déborderaient du
bord d'un banc du bar du Bar Barrab pour tomber dans ses
yeux qui verraient de nouveau le coeur inversé de la
croupe bleu jeans, bleu ciel, bleu infini, bleu comme ses
yeux bleus, "clairs yeux dont je bois les liqueurs", se
remémorait-il le poète.
Il
était entré au Bar Barrab pour noyer sa
solitude dans le rêve d'un jeans bleu, dans le
mystère d'un coeur bleu inversé posé
sur le bord d'un banc du bar.
Et il ne
se voyait pas les genoux dans la neige, cherchant sa
clé chaude au fond de sa poche, tenant la porte
blanche à deux mains et essayant de deviner la
serrure mystérieuse. Il ne se voyait pas au chaud,
écoutant tomber la pluie dans un puits, devinant le
bruit feutré d'une porte que l'on referme, perdu
entre le rêve fou qu'il s'était
créé depuis longtemps et la cruelle obsession
nouvelle de la clé perdue.
Il
était entré au Bar Barrab pour
s'évader, pour s'étourdir, pour retrouver
cette atmosphère de rêve qui le faisait
rêver avec beaucoup plus de rêves que tous les
rêves qu'il imaginait sur l'inconfortable chaise de sa
cuisine jaunie, devant ses grosses canettes de
bière.
Il
était entré au Bar Barrab et se retrouvait
maintenant au bord du bar, sans sel. Sans celle qui, chaque
vendredi, le ramenait invariablement sur le chemin du
Rêve.
Il
était entré au Bar Barrab, comme on entre dans
un labyrinthe, pauvre fils de Dédale.
Et depuis,
il avait tout oublié.
Et depuis,
il ne se souviendra peut-être plus jamais.
Il ne se
souviendra peut-être plus jamais qu'il était
entré au Bar Barrab parce qu'il ne pensait
qu'à elle parce qu'il était incapable de
penser à quelqu'un d'autre qu'à elle ou
à autre chose qu'à un coeur bleu
inversé qui déborderait bientôt du bord
d'un banc du bar du Bar Barrab.
Il avait
attendu. Attendu le Rêve? Ou attendu la fin de la
fosse de sa plate solitude, de sa fausse solitude? Ou
attendu ce qu'il n'osait attendre? Ou attendu le moment
qu'il attendait, seulement? Et pas autre chose? Seulement ce
moment. Uniquement l'instant où il verrait ce coeur
inversé, là, sur le bord d'un banc du bar du
Bar Barrab. Sans vouloir aller plus loin, satisfait de
l'instant présent qui ne menait pas plus loin que son
rêve et qui lui donnait le même plaisir que
celui qu'il s'inventait en rêvant sur la chaise
inconfortable de sa cuisine jaunie, devant ses grosses
canettes de bière.
Il avait
attendu et voilà maintenant que son attente prenait
fin tout à coup, sans qu'il s'en soit rendu
compte.
Il l'avait
aperçue soudain entre les vapeurs de la musique du
Bar et la valse bleutée du tabac consumé,
entre le voyage des fumeux de pot vers la porte près
du bar qui donnait dans la ruelle du Bar et lui, entre les
éclats de voix et les pas perdus des clients qui
erraient sans but lucratif entre les tables et le bord des
bancs du bar du Bar Barrab. La vue brouillée, la
tête tordue, il avait cru l'apercevoir s'approchant du
bar. Puis, il ne l'avait plus vue, disparue dans ses limbes
à lui.
Où
était-elle, soudain, celle qu'il attendait, celle
qu'il avait vue soudain puis perdue soudain de vue? Encore
dans son imagination brouillée, dans ses idées
tordues? Entre lui et la porte qui donnait dans la
ruelle?
Étendu
sur son lit, des morceaux de ce vendredi de novembre lui
revenaient à l'esprit. Était-ce hier qu'il
était assis au fond d'un taxi, un coeur bleu
inversé battant près de lui, une clé
chaude au fond de sa poche? Assis au fond d'un taxi, une
présence chaude auprès de lui et prête
à satisfaire tous ses désirs, toutes ses
attentes, tous ses rêves?
Le
rêve de sa cuisine l'avait conduit au Bar Barrab et le
Bar Barrab l'avait jeté dans un taxi qui le ramenait
maintenant à sa cuisine jaunie. Comme tant de fois.
Comme à tous les vendredis. Comme depuis le
début de sa vie. Comme depuis la première fois
où il avait posé les yeux sur elle, elle qui
n'existait peut-être même pas.
Le cycle
recommençait donc. Mais, cette fois-ci, il
n'était pas seul. Il n'était plus seul. Il
était avec elle! Le cycle n'était donc plus
immuable. Le cercle avait donc sa raison d'être. Le
périple coutumier en valait donc la peine. Le geste
millénaire de l'alchimiste n'était plus
soudain fable. Enfin, il ravalait sa peine. Enfin, il
verrait ce coeur inversé délivré de sa
gangue bleue, dégainé, dégarni,
dégagé, déganté. Il aurait, dans
quelques instants, sous ses mains et ses yeux, ce coeur
inversé débarrassé de sa peau bleue qui
ne déborderait plus jamais du bord d'un banc du bar
du Bar Barrab mais qui saurait ouvrir sa porte blanche et
présenter sa serrure mystérieuse à la
clé chaude qui reposait calmement au fond de sa
poche.
Assis au
fond d'un taxi, il essayait en vain de se remémorer
les minutes précédentes.
Il se
souvenait à peine de son départ du Bar, de la
porte verte de l'établissement, de l'enseigne qui
grinçait au-dessus de sa tête, de la petite
neige fine qui virevoltait dans la ruelle calme, de la
voiture-taxi qui s'était présentée,
d'une présence près de lui, oubliant
complètement la joie qui l'habitait et la
fierté d'être en compagnie de celle qu'il
convoitait depuis si longtemps.
Mais il ne
se souviendra peut-être plus jamais de son approche,
de sa conversation avec elle, de son invitation à
venir finir la soirée dans sa cuisine jaunie. Il ne
se souviendra peut-être plus jamais qu'elle
était suspendue à ses lèvres, qu'elle
écoutait avec admiration chacune de ses paroles,
qu'elle buvait ses idées avec autant de
délices qu'il en ressentait lui-même en portant
son verre de bière à sa bouche avide toujours
à vide.
Non, il ne
se souviendra peut-être plus jamais. Sauf. Sauf de
quelques petites parcelles de mémoire qui, par
intermittence, viendraient un jour ou l'autre crever
à la surface de son conscient. Sauf des
déchirures de mémoire qui, loin de le mettre
sur une quelconque piste, l'embrouilleraient davantage.
Avant de
sombrer tout à fait, il ne se souviendra
peut-être plus jamais de la porte devant laquelle il
était penché, genoux dans la neige, la porte
blanche qui refusait d'écarter ses deux battants. Ne
se souviendra peut-être plus jamais de la
mystérieuse serrure sombre qui se dérobait
sans cesse. Ne se souviendra peut-être plus jamais de
la clé chaude maintenant disparue.
Mais,
avant de ne peut-être plus jamais se souvenir, il se
souvient tout à coup. Avec une lucidité
fulgurante.
Oui, il
l'avait bien entraînée chez lui, cette trop
jeune femme. Et pendant qu'il s'évertuait à
tenter d'ouvrir la porte de son loyer, pestant contre la
froidure de la nuit naissante et l'ampoule nue au-dessus de
la porte et dont les filaments n'incandescençaient
plus depuis tellement longtemps, il la sentait
trépigner derrière lui. Et cela le
réjouissait.
Pendant
que la clé dérapait et mettait trop de temps
à s'introduire dans le trou de la serrure, pendant
qu'il commençait à sentir sur ses genoux la
glace de la plate-forme de bois, il croyait l'entendre
grommeler. Et cela le stimula.
Pendant
ces longues secondes qui lui paraissaient aussi longues que
des heures, pendant sa trop grande hâte qui le
retardait, pendant cette soudaine maladresse qui
l'exaspérait, il l'entendit jurer. Et cela
l'incommoda quelque peu.
Pendant
tout ce temps, il revoyait le coeur bleu inversé qui
débordait du bord d'un banc du bar du Bar Barrab et
il imaginait oser, osait imaginer.
Pendant
tout ce temps, les genoux dans la neige, le vent aux
oreilles, il osa lui crier enfin la grossière
métaphore que son esprit tourmenté venait de
transposer, de projeter: le chambranle de ses hanches, la
porte de ses fesses, la serrure de son sexe... et sa
clé à lui, bien réchauffée au
fond de sa poche, prête à donner
l'assaut...
Le
lendemain, il trouva un mot parmi les canettes qui
jonchaient la table de sa cuisine jaunie: "J'aime ton
imagination et tes audaces, mon vieux, mais pour
débarrer une porte ou un coeur, il faut une
clé. Tu as sûrement laissé la tienne au
bord d'un banc du bar du Bar Barrab."
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