Dans une région en plein développement, assurer un réseau de communication efficace devient une priorité. La construction de routes de pénétration impliquait celle de ponts pour enjamber les multiples rivières qui coulent en Abitibi-Témiscamingue. Ainsi, entre 1925 et 1958, plusieurs ponts couverts sont construits. Ces ponts de colonisation ont une ossature en bois. Le fait de couvrir les ponts afin d'en protéger la structure contre le pourrissement s'impose à cause des coûts élevés d'entretien des ponts de bois. De plus, on peint ces derniers afin de les protéger contre les effets du soleil et de la pluie. Il semble que la prédominance du rouge s'explique par la disponibilité de cette pigmentation et par son coût moins élevé.

Aujourd'hui, il subsiste 18 ponts couverts en Abitibi-Témiscamingue qui racontent à leur manière une page de notre histoire.

Photos :
Ponts couverts à Saint-Bruno-de-Guigues et à Macamic. Centre de Québec des ANQ.