
Longtemps, l'économie de la Nouvelle-France se
base sur la traite des fourrures qui représente
sa première source de revenus. Vers la fin des
années 1670, la concurrence avec les Anglais devient
de plus en plus féroce. Ces derniers attirent
vers leurs postes de traite de la baie James les
Algonquins qui avaient l'habitude de traiter avec
les Français. Pour contrer cette nouvelle concurrence,
les Français érigent un premier établissement
au lac Témiscamingue en 1679. Ce premier poste
de traite sera détruit en 1688 par des Iroquois
et ce n'est qu'en 1720 qu'il sera reconstruit
sur l'emplacement actuel du Fort-Témiscamingue.
Il sera en fonction jusqu'en 1902.
Le Lieu historique national du Canada du Fort-Témiscamingue
- Obadjiwan commémore le rôle joué par ce poste
de traite dans le commerce des fourrures pendant
près de
deux siècles. Érigé sur l'emplacement
même de campements amérindiens qui remontent à
plus de 5 000 ans, il met en lumière le rôle déterminant
qu'ont joué les Algonquins dans la trappe des
animaux à fourrure pour le bénéfice des différentes
compagnies qui se sont succédées sur la pointe
Obadjiwan. Sans la contribution exceptionnelle
des Algonquins, le commerce des fourrures n'aurait
probablement jamais été si florissant. En 1931,
la Commission des lieux et monuments historiques
du Canada déclara le fort Témiscamingue site historique.
Photo :
Le fort Témiscamingue et, de l'autre côté du lac,
la mission Saint-Claude, 1887.
Coll. Robert
Bell, ANC/PA-163895.