C'est en 1932 que les premières familles s'établissent à Rapide-Danseur. Ce petit village tire son nom de la traduction du nom algonquin «Opacitcicimosik» et qui veut dire «là où l'on s'arrête pour danser, pour se dégourdir». Le premier curé de la paroisse, l'abbé Charles-Auguste Dion, s'y installe le 4 novembre 1939.

L'abbé Dion est un prêtre engagé qui n'a pas peur des défis. Lorsque vient le temps d'ériger l'église du village, il s'improvise architecte, dessine les plans de l'église et mobilise toute la paroisse pour réaliser la construction. Ainsi, à partir de 1941 et à coup de plusieurs corvées, les paroissiens coupent 1 002 billots de bois qu'ils transportent par canot jusqu'au village. De plus, ils ramassent 950 verges cubes de pierre des champs et 550 verges cubes de sable nécessaire pour lier les pierres.

C'est en 1951, 10 ans après le début des travaux, que la première messe est célébrée dans l'église; 10 ans pour la construction d'une œuvre émouvante. Le site de l'église de Rapide-Danseur fut classé site historique par le gouvernement du Québec en 1985.

Photo :
L'église et le presbytère de Rapide-Danseur. Centre de Québec des ANQ.



Église de Rapide-Danseur (Église Saint-Bruno)
563, rue Village
Rapide-Danseur
(819) 948-2147

Durée : 30 minutes
Visites commentées : 15 juin au 15 août, tous les jours de 10 h à 17 h, sauf le lundi.
Les groupes sont priés de réserver 24 heures à l’avance
Tarifs :
Entrée libre